Carrefour, multinationale de la grande distribution comptant plus de 10 000 magasins dans 34 pays au chiffre d’affaire de plus de 84 milliards d’euros semble être une petite entreprise française très rentable. Cette telle réussite est pourtant plus liée à une surexploitation organisée dans tous ses activités que d’une gestion rigoureuse, exemplaire et généreuse comme leurs slogans publicitaires le laissent entendre.

TRAVAILLEURS, PRODUCTEURS, CLIENTS,
ON PASSE TOUS À LA CAISSE !

Dans ce magasin Carrefour Market de Villejean, nous en avons une fois de plus la preuve. À l’automne dernier, une salariée employée à temps partiel en parallèle de ses études s’est vu mettre un terme à sa période d’essai de 2 mois au motif qu’elle ne correspondait plus au profil recherché. Raison plus objective : elle avait refusé de travailler une journée de plus que ce que prévoyait son contrat car elle étudiait à l’université.

trakt carrefour 2016

La fiche de paie et le solde de tout compte à la fin du mois sont accompagnés d’une mauvaise surprise. Il manque près d’un tiers de son salaire contractuel, soit 90 euros sur un salaire mensuel d’environ 300 euros. La direction du magasin avance une “erreur” du service comptabilité. Pourtant, nous constatons que dans cette entreprise, comme dans beaucoup d'autres, ces erreurs, se font toujours dans le même sens, à l'avantage des patrons et des actionnaires et jamais l'inverse. Peut on parler de coïncidence ? Nous ne le croyons pas ! Pour nous, il s'agit d'un vol organisé et inacceptable face auquel les travailleurs et travailleuses sont souvent démunis. Mais grâce à l'intervention de notre syndicat, la salariée concernée a très récemment obtenu réparation.

LE SYNDICAT, LA MEILLEURE ARME DES TRAVAILLEURS

À l’échelle d’un salarié, 90 euros en moins sur un salaire n’atteignant pas le SMIC c’est déjà dur à supporter. Rapporté aux 365 000 salariés de l’empire capitaliste Carrefour, le butin atteindrait 400 millions d’euros par an. Et pour tous, ne pas toucher son salaire complet à la fin du mois est insupportable. Les travailleurs et travailleuses, seuls, se retrouvent souvent impuissants face à cela. En effet, isolés, nous ne pesons pas bien lourd face aux patrons et aux directions d'entreprises qui refusent de nous entendre ou nous embrouillent à coup de termes techniques et de mensonges.

Face à nos problèmes, la meilleure solution, c'est le syndicat. Il permet de s'informer, de réagir et de se défendre collectivement. Car un vrai syndicat, c'est l'organisation des travailleurs et des travailleuses réunies dans le but de défendre leurs droits et intérêts communs. Des droits, que nous avons acquis par la lutte et non par ce «dialogue social» que nous vendent patrons et actionnaires ainsi que leurs valets du gouvernement. Des intérêts, qui, au-delà de notre seule défense quotidienne, nous permettent d’imaginer une société à construire où nous aurons nous mêmes notre destin en main.

IMPOSONS NOS DROITS !

 

 


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