Intervention de police au LIDL de Ploumagoar, intimidation des familles de lycéens grévistes,
une seule réponse : grève générale

Le 24 mars dernier, alors que les jeunes guingampais mobilisés contre la loi El-Konnerie avaient décidé d’aller soutenir les salariés en grève du Lidl de Ploumagoar, la préfecture a répondu de manière violente à cette tentative de convergence, bilan pas de blessés mais de l’intimidation. En parallèle le rectorat menaçait par courrier les familles de lycéens grévistes en expliquant que sous l’Etat d’urgence, la présence de leurs enfants à des manifestations pourrait faire l’objet de poursuites judiciaires contre les parents.

Il n’est pas surprenant que l’Etat dépêche sa police pour briser la dynamique de mobilisation qui parcourt la classe ouvrière et la jeunesse. A Paris, Rennes, Nantes, Lyon, Caen, Brest, Metz, Marseille, de nombreux jeunes ont été passés à tabac, arrêtés et traduits au tribunal pour avoir osé manifester.

A Lamballe, les salariés de la Cooperl qui ont fait grève pendant 12 jours ont vu les robocops de la gendarmerie mobile débarquer devant leur entreprise pour casser leurs piquets. Pourtant, ils et elles sont prêts à reconduire leur mouvement cette semaine si la direction ne se plie pas à leurs revendications.

A Ploumagoar les salariés de Lidl s’étaient mobilisés à l’appel de leurs syndicats car la direction proposait une augmentation de 0.2% de leur salaire, à la Cooperl la mobilisation concerne aussi les salaires.

La loi Travail est rejetée par une majorité de la population française, plus de 70%, car elle ne dupe personne, elle n’est pas destinée à faire baisser le chômage, elle est faite pour détruire ce qu’il restait aux travailleurs de protection face au patronat.

Mais cette loi cristallise autre chose, une colère profonde contre la pseudo-gauche au pouvoir qui offre plus au patronat que ne l’avait fait Sarkozy. Alors que 8 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté (800 euros par mois), les profits des entreprises du CAC 40 n’ont jamais été aussi élevés. Au nom de la crise et de la rigueur, on généralise le SMIC, on casse les retraites, on humilie les salariés au quotidien, 5 millions de personnes sont au chômage complet ou partiel.

Face aux colère légitimes, on répond par la matraque, le flashball, la prison, à Air France, chez les Goodyear, à la Poste, au lycée Bergson comme ailleurs.

Le 31 mars est appelée une journée nationale de mobilisation contre la loi « Travaille ! », ce ne doit pas être le point d’orgue de la mobilisation en cours, non ce doit être un début pour un vaste mouvement social.

Le SLB se joint à l’appel des assemblées interprofessionnelles à ne pas cesser le mouvement le 31 mars au soir, à garder la rue, et à soutenir les salariés en lutte par l’occupation des lieux de travail, des universités et le blocage des axes routiers et ferroviaires.

L’heure n’est pas à la négociation, le mouvement doit s’amplifier.

Rendez-vous 10h30 place de la liberté à Saint Brieuc, et à 14h place du Vally à Guingamp

Grève générale reconductible jusqu’au retrait intégral des lois Travail et Macron

 

 

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