En 1961, l’entreprise du Joint Français, productrice de joints étanches, installée à Bezons et qui emploie déjà 2000 travailleurs, décide, pour répondre au débouché européen, d’agrandir considérablement l’entreprise. A l’époque, elle est l’une des 114 filiales du groupe CGE, la Compagnie Générale de l’Electricité, 6ème groupe industriel français.

Parmi toutes les possibilités pour le nouveau site, le choix de Saint Brieuc est retenu, selon les dire de l’époque, principalement à cause du président directeur général Delalande, lui-même originaire de la région et ce malgré de nombreuses « difficultés » liés à l’excentralisation du site, très éloigné de Paris. En 1962 commence la construction d’une usine ultra-moderne sur 14 hectares au bord de la Nationale 12, à l’entrée de la ville.

« Le problème de la Bretagne, c'est la France ». Le mot d'Alain Glon1, prononcé à l'occasion de l'université d'été de l'Institut de Locarn2 a réjouit tous les membres de l'Emsav qui militent pour une union du mouvement breton, gauche et droite confondues, fascistes inclus. On peut pourtant s'étonner de voir ainsi l'ensemble des problèmes bretons renvoyés à une cause externe : comme si tous les conflits qui traversent la société bretonne étaient téléguidés « de l'étranger ».

Alors que le 15 septembre dernier, les syndiqués SLB et CGT lançaient un appel commun à participer à la manifestation en soutien à l’école Diwan de Louannec et menait une action syndicale unitaire, comme cela arrive régulièrement dans nos luttes, SLB se retrouve aujourd’hui contesté en justice par la même CGT, dans le cadre des élections dans les très petites entreprises, qui se dérouleront du 28 novembre au 12 décembre et à l’occasion desquelles notre syndicat se présente.

L'exercice du droit de grève est reconnu par la Constitution.
Tout salarié peut cesser de travailler afin d'appuyer des revendications professionnelles déterminées auxquelles l'employeur refuse de donner satisfaction.

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