En 1961, l’entreprise du Joint Français, productrice de joints étanches, installée à Bezons et qui emploie déjà 2000 travailleurs, décide, pour répondre au débouché européen, d’agrandir considérablement l’entreprise. A l’époque, elle est l’une des 114 filiales du groupe CGE, la Compagnie Générale de l’Electricité, 6ème groupe industriel français.

Parmi toutes les possibilités pour le nouveau site, le choix de Saint Brieuc est retenu, selon les dire de l’époque, principalement à cause du président directeur général Delalande, lui-même originaire de la région et ce malgré de nombreuses « difficultés » liés à l’excentralisation du site, très éloigné de Paris. En 1962 commence la construction d’une usine ultra-moderne sur 14 hectares au bord de la Nationale 12, à l’entrée de la ville.

« Le problème de la Bretagne, c'est la France ». Le mot d'Alain Glon1, prononcé à l'occasion de l'université d'été de l'Institut de Locarn2 a réjouit tous les membres de l'Emsav qui militent pour une union du mouvement breton, gauche et droite confondues, fascistes inclus. On peut pourtant s'étonner de voir ainsi l'ensemble des problèmes bretons renvoyés à une cause externe : comme si tous les conflits qui traversent la société bretonne étaient téléguidés « de l'étranger ».

L'exercice du droit de grève est reconnu par la Constitution.
Tout salarié peut cesser de travailler afin d'appuyer des revendications professionnelles déterminées auxquelles l'employeur refuse de donner satisfaction.

Le 27 janvier dernier, le Conseil Régional de Bretagne lançait à grand frais (450 000 €) sa nouvelle campagne de publicité régionale : une « Marque Bretagne ». Partagé-e-s entre un franc éclat de rire et un profond agacement, nous n'avons pas tout de suite porté beaucoup d'attention à cette opération de « marketing territorial », selon les mots de Jean-Yves Le Drian. Le Conseil Régional nous rejouait la Breizh Touch mélangée à Produit en Bretagne, il ne savait plus quoi inventer pour satisfaire les patrons du tourisme et ceux de l'agroalimentaire... Le temps de visiter un peu plus en détails le site de la marque (marque-bretagne.fr : manque de chance, ils n'ont pas encore obtenu leur .bzh !), de se farcir les recommandations aux « partenaires », les 888 pages du rapport, et on riait beaucoup moins. Même, ce qui est en train de se passer nous a semblé grave, dangereux pour tous ceux et toutes celles qui vivent et travaillent en Bretagne.

SLB logo3

logo slogan